Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé]
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Sevatar Aurrius
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MessageSujet: Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] EmptyVen 25 Mai - 12:14
Aurrius Sevatar
FT. [Personnage original] de [Zennosuke]

Âge : 71 ans
Genre : Homme
Groupe : Huntsman
Situation familiale : Seul survivant de la famille
Semblance : Sanctuaire : En activant sa semblance, le Comte Sevatar génère une zone néfaste pour les Grimms qui les affaiblit, voire blesse les plus faibles d'entre eux. Son rayon "raisonnable" est de cinq mètres, au-delà elle serait trop épuisante.
Arme : Épée et bouclier. Un duo simple, élégant et amplement suffisant au goût de leur utilisateur. Ni l'épée ni le bouclier ne peuvent se transformer.
Caractère

Le Comte Sevatar est un homme...rigide. Normalement.
Doté d'une très longue et éprouvante expérience, il a affermi son caractère et sa volonté et consacre son existence toute entière à la lutte contre les Grimms, et n'en éprouve ni crainte ni regret.
Naturellement borné, la noblesse puis l'âge ne l'ont pas aidé à assouplir ou nuancer ses décisions. Quand il a une idée, il n'en démordra pas. Et s'il s'avère qu'il avait tort, il refusera de le reconnaître.
Ayant passé sa longue vie à enchaîner des combats effroyables, Sevatar est plutôt courageux disons-le. Le vieil homme sait garder la tête froide - ou plutôt ce qui en reste - même dans les pires situations et il n'hésite pas à se mettre en péril pour protéger les autres, estimant que c'est son devoir.

En dépit de ses origines nobles, le Comte est un homme plutôt modeste. Il ne cherche pas à prendre les autres de haut, ou à les humilier. Face aux Grimms, tous les hommes - et mêmes les femmes, et même les animaux - sont unis et l'expérience le lui démontra plus souvent qu'à son tour.
Toutefois il en tire également certaines...manières. Sevatar aime le raffinement, la distinction, l'élégance môssieur ! Ce n'est pas parce qu'on tape du Grimms qu'on doit le faire n'importe comment. Certains se gaussent en murmurant que la poussière est autant son ennemi que les Grimms, et n'osent imaginer sa réaction s'il marchait dans une flaque de boue.
Bien que la vie à la rude ait entamé ses bonnes manières, Sevatar s'enorgueillit de conserver autant que faire se peut son beau langage, tout particulièrement celui de la galanterie car il se plait à se penser Gentilhomme. Sans perversité aucune, flatter de jolies fleurs est à la fois un art et un plaisir qu'il ne se refuserait pas.
Sa famille cultive une certaine passion pour l'escrime, estimant qu'il s'agit de la plus noble des façons de combattre mais également la plus sûre pour s'assurer du décès de son adversaire. Passion dont Sevatar a hérité. Il délaisse totalement les armes à distance, considérant que ces "gadgets bruyants" ne sont bons que pour le peuple.

Cependant...ce beau tableau est entaché, noyé dans la mélasse la plus visqueuse en fait même, par une monstrueuse tare : Il a pété un boulon, mais genre le plus gros boulon du monde.
Sa vie fut longue et tumultueuse, et certaines périodes furent bien plus sombres que d'autres. Au cours de certaines, les épreuves que le Comte traversa affectèrent irrémédiablement son esprit et le firent plonger dans la démence (et l'âge n'a rien arrangé, une fois encore).
Il est depuis...irrationnel. D'une seconde à l'autre, il peut vous parler avec le plus grand sérieux du monde de l'invasion Grimms qui progresse et soudainement vous demander si vous avez perdu une pomme, car il en a vu une partir à la nage. Sa logique n'appartient qu'à lui, et semble venir d'un peu trop loin pour avoir le moindre sens.
Ce contraste entre l'homme digne et propre sur lui qu'est le Comte, et le vieux fou sénile qui délire de façon incohérente sur tout et n'importe quoi tend à...perturber quelque peu son entourage, osons le dire.

Mais fou ne veut pas dire dangereux ou agressif. Le vieil homme reste "lui-même" même dans ses crises de démence, ses propos et ses plans sont simplement sans queue ni tête, excepté pour lui, et à part une migraine vous ne risquez rien à fréquenter ce brave vieillard.
De plus, un seul phrare de lucidité brille continuellement dans sa caboche fêlée : Les Grimms. Ses ennemis, les ennemis de tout ce qui existe. Son existence entière est consacrée à leur extermination, et même s'il peut beugler des ordres comme "éplucher le canard vert !" il saura les affronter avec son inébranlable détermination.

Physique

Digne, c'est ainsi qu'on pourrait décrire en un mot le Comte.
Malgré ses petits soucis dans l'aquarium, Sevatar a le port d'un prince. Le dos droit, pour ne pas dire rigide et le menton levé, il respire l'assurance. Son visage est à l'image de ses manières, carré, les traits coupés à la serpe, avec une pointe d'austérité qui n'entache en rien son élégance.
Sinon il est vieux, et ça se voit. La peau sèche, de profondes rides lui plissant le front et les yeux, les cheveux plus gris qu'un tas de sel au fond de son marais...mais l'âge n'a pas encore eu raison de lui. Son regard ambré est alerte, pénétrant, au-dessus de son nez bien droit.
Il n'a pas non plus eu raison de son dégoût du désordre. Le vieillard entretient soigneusement ses cheveux gris, courts, et sa barbe bien fournie qui lui constitue un véritable collier tout le long de la mâchoire. sa moustache n'est pas en reste, si épaisse qu'on serait en droit de penser qu'elle puisse servir de filtre pour ses narines, ou à la façon dont elles les entourent et se mêlent à la barbe qu'elles protègent ses lèvres le plus souvent pincées. Il ne supporte pas le moindre épis, et pourrait peigner frénétiquement le premier poil qui oserait se rebeller.

Pour un vieux fou, il est pas trop mal conservé. Un mètre quatre-vingt, soixante-douze kilos sur la balance, un gabarit équilibré et une musculature sèche, résultat d'une vie modeste et particulièrement physique. Nul ne peut douter qu'il est toujours un guerrier, car il porte sans gêne aucune son armure complète. Par-dessus des sous-protections en cuir au bras, jambe et torse, Sevatar se pare d'un plastron de métal, de gantelets avec renfort sur le dos de la main, de tassettes sur les hanches et de jambières couvrant de la cheville au genou. Sevatar est encore vigoureux, mais l'âge a tout de même prélevé son tribut et sérieusement affecté son agilité.
Il se chausse de bottes de cuir, fermement sanglées et porte fièrement une cape rouge un peu délavée par les années, la faisant tenir grâce à une broche d'or.
Le Comte se contente d'une simple épée longue, d'excellente facture certes, dont la seule facétie se révèle être son fourreau soigneusement gravé de prières et autres bénédictions pour lui porter chance, et d'un écu frappé des armoiries de sa famille, une épée ailée au-dessus d'une main ouverte, paume vers le haut.


Histoire

Sur le continent de Vale, au Sud-Est.
La famille Aurrius s'est fondée, il y a longtemps grâce Vesperius Aurrius, fondateur de la lignée et chasseur de Grimms, qui grâce à ses talents martiaux et son courage mena une campagne sanglante contre les monstres pour sécuriser la zone, permettant d'établir un village près des côtes.
Par la suite, ses denscendants continuèrent son oeuvre et combattirent les Grimms, génération après génération. Celle de Sevetar n'aurait pas fait exception dans cette noble "routine", si la guerre entre les continents n'avait pas éclaté.

Comme si combattre les Grimms n'était pas suffisant, les Hommes et les Faunus entèrent eux aussi en conflit et redoublèrent d'ingéniosité et de cruauté pour faire prévaloir leurs opinions. Malheureusement pour le Comté d'Aurrius, la proximité avec la mer les exposait grandement aux combats et plus d'une fois les armées s'affrontèrent dans les parages et prélevait son lot de victime dans tous les camps à chaque combat, tandis que la violence attirait de plus en plus de Grimms.
Ce contexte s'entacha de deuil pour le jeune Sevatar, qui perdit sa mère et son jeune frère à cause des combats, et qui vit sa soeur aînée finir estropiée par les monstres peu après. Elle succomba à une infection quelques mois plus tard. Il en gagna une haine farouche contre les Grimms, et contre les autres peuplades et demande de lui-même à son père de l'entraîner encore plus durement, de lui apprendre toutes les bottes que leur famille connaissait et de lui enseigner comment découvrir et maîtriser sa Semblance.

Deux ans après, alors qu'il "fêtait" sa onzième année, on annonça la fin de la guerre et la réconciliation entre les peuples. Sa patrie avait gagné, mais au lieu d'écraser ceux qui s'étaient dressé contre eux et avaient causé tant de ravages, Vale avait décidé de pardonner et même d'aider ses anciens ennemis. Des académies de chasseurs furent fondées, et le roi laissa place à un Conseil élu par le peuple.
Par le peuple ! Aurrius père et fils s'arrachèrent les cheveux en apprenant la nouvelle. C'étaient les peuples - surtout ceux des autres - qui avaient mis en sang leur famille ! Il était absurde leur donner du pouvoir, et pendant quelques années les Comtes se renfermèrent de plus en plus dans leur rancœur, se détournant de leurs anciens amis à mesure que les relations entre les continents s'amélioraient.

Lorsqu'il eut quinze ans, pour l'occasion du deuxième tournoi amical des académies de chasseurs, Sevatar et son père Konrad se rendirent  à Vytal pour observer le festival. Konrad ne cessait de grommeler partout où ils allaient, voyant des ennemis et des traîtres à tout endroit où se posait son regard, mais Sevatar ne partagea pas son point de vue.
Le jeune Comte ne savait pas vraiment qu'est-ce qu'il s'attendait à trouver, mais certainement pas une véritable fête, forte de diversité, de rire et de jeux. Pour lui, la blessure laissée par la guerre était encore très fraîche...mais en voyant tous ces peuples se côtoyer en harmonie, unis en un front commun contre les Grimms avec respect et confiance, Sevatar commença à se demander si ce n'était pas lui qui empêchait sa plaie de se refermer.

Le tournoi des étudiants l'impressionna tout particulièrement. Leurs styles étaient brouillons, grossiers même, mais ils étaient passionnés. Ils donnaient le meilleur d'eux-même pour prouver au monde entier que la guerre était bel et bien finie et qu'il ne restait plus qu'une Humanité unie contre les Grimms. Il comprit alors aussi que ruminer sa rancune, seul dans son coin, n'était pas digne ni de lui, ni des idéaux de sa lignée.
Il devait affronter les forces des ténèbres et les anéantir, et ce n'est pas quelque chose qu'il pourrait accomplir seul, ou avec le seul enseignement de son père, toujours plus obsédé par les conséquences de la guerre. Ils en parlèrent à de nombreuses occasions, mais jamais Konrad ne changea d'avis. Le pauvre homme se bornait, incapable de voir l'avenir qui s'offrait à eux, alors qu'ils en avaient déjà payé le prix.
Au cours du fesvital, Sevatar aborda parfois des gens au hasard - enfin presque au hasard, puisqu'il n'adressait vraiment la parole qu'à ceux qu'il estimait dignes de lui parler - et il put constater que tout le monde semblait s'entendre sur un point : Le monde allait vers une grande époque. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'il devait se dépêcher de choisir sa place dans ce nouveau monde : à rester avec son père aigri à se morfondre sur le passé ou bien à rejoindre les rangs des Huntsmans pour combattre les Grimms pour un avenir encore meilleur.
Le choix était simple.

Trois ans plus tard, et malgré les menaces de son père qui s'y opposait, Sevatar rejoignit l'académie de Shade. Il fut un élève...correct. Malgré ses bonnes résolutions, le jeune homme avait du mal à digérer le massacre de sa famille, dont il tenait les autres peuplades pour responsable. Ces mêmes peuplades qui fréquentaient ses salles de cours, qui s'asseyaient sur les mêmes bancs, et qui partageaient souvent le même rêve que lui.
Sevatar était assez distant, pour ne pas dire froid avec ses camarades. C'était aussi une forte tête, et en dépit de son éducation et de ses prédispositions grâce aux traditions de sa famille, il peinait fréquemment à se soumettre aux règlements. Mais en dehors de cela, il mettait beaucoup d'entrain à essayer de progresser, avide de réussir et de pouvoir un jour participer à l'extermination des Grimms.

Lorsqu'il fut diplomé et officialisé "Huntsman", à la fin du cursus normal, Sevatar n'avait pas vraiment changé. Il était toujours aussi déterminé, et replié sur lui-même. Le jeune homme était parvenu à se faire quelques contacts, mais sans plus.
Quelques semaines après la dernière cérémonie, le nouveau chasseur s'apprêta à partir mener sa première croisade. Les cités étaient sûres, mais pas les espaces sauvages. Son ancêtre avait eu le courage d'affronter le danger et l'inconnu, et permis ainsi à des générations entières de vivre dans une relative sécurité, Sevatar comptait bien répéter ce haut-fait, autant de fois qu'il le faudait, jusqu'à ce que Vale tout entier soit une forteresse imprenable contre les Grimms.

Mais avant de partir, un de ces "camarades" l'aborda. Amon, un Faunus Corbeau. Un mâle élancé aux traits durs et aux cheveux noirs comme la nuit.
Lui et Sevatar n'avaient jamais pu se sentir et moins ils se parlaient, mieux ils se portaient tous les deux. Aussi, le Comte fut particulièrement surpris quand le Faunus lui proposa de l'accompagner. Amon avait eu la réputation d'un individu très discret, et là où on disait parfois que Sevatar était froid, tous s'accordaient à dire que le corbac était toujours glacial, aussi aucun n'élève n'avait vraiment su son histoire.
Pourtant, il vint la raconter pour expliquer sa décision. Sa famille toute entière avait été massacrée, dévorée sous ses yeux par les Grimms, et partageait ainsi avec Sevatar au moins une chose : Une inébranlable résolution de massacrer tous ces monstres.

Pour le jeune humain, l'offre était tentante. Amon était du genre...sale con, et il pensait sûrement la même chose de lui, mais tous deux étaient conscient que l'union fait la force. De plus, Sevatar était un guerrier très terre à terre mais souffrait d'un manque d'allonge et de mobilité, tandis qu'Amon était au contraire réputé pour ses sauts et sa vélocité hors normes. De plus, il était un très fin observateur et pouvait aisément découvrir un point faible.
Un tel binôme posséderait une synergie efficace, leurs talents et Semblances se complétant bien, et si l'idée de parcourir le monde avec cette tête de piaf ne l'enchantait guère, Sevatar se consola en se disant qu'il valait peut-être être mal accompagné que ne pas l'être du tout.

Ils combattirent ainsi, libres et déterminés, sur tous les continents pendant plus de trois ans. Dès lors qu'une rumeur d'une avancée de Grimms leur parvenaient, ils y couraient, que ce soit pour défendre trois cabanes au bord d'une plage ou soutenir l'armée d'une capitale, les deux Huntmans menaient un quotidien de bataille sans jamais se lasser.
Eux qui se détestaient tant à l'origine commencèrent à développer une profonde amitié. Lutter dos à dos si souvent, si longtemps avait fait naître une véritable complicité entre eux qui s'affranchit des barrières de la race, de la la classe, et même des erreurs passées. Ils se disputaient souvent, à propos de tout et n'importe quoi, mais finissaient généralement par en rire.

Ils se taillèrent alors petit à petit une réputation, et finirent par attirer de nouveaux compagnons. La première fut Aurora, une fille aux cheveux bleus et au sourire espiègle, dont le grand-père était faunus. Elle était de deux ans leur aînée et possédait l'étrangle don de pouvoir transformer la terre en boue et s'en servait pour piéger les Grimms et les rendre vulnérables.
Associé au Sanctuaire de Sevatar, qui affaiblissait leurs ennemis et à l'Onde Vide de Amon, qui lui permettait de baisser la résistance de l'air d'une zone pour s'y engouffrer et s'accélérer pour porter des coups terribles grâce à ses serres ou ses lames de coude, leur trio se révéla très efficace.

L'année suivante, c'est un Huntsman tout fraîchement promu - qui suivait leurs aventures depuis plusieurs années maintenant - du nom de Jasper qui les rejoignit.
C'était un jeune fou, qui passait plus de temps à rêver qu'autre chose. Il n'était pas bien grand, avait des dents de travers et maniait mal sa Semblance qui lui permettait de produire un son atroce en sifflant - enfin, Sevatar était persuadé que c'était sa Semblance, Amon essayait juste de l'étrangler dès qu'il sifflait - mais était en revanche l'homme le plus agile que le Comte n'ait jamais rencontré.
Insaisissable, il dansait et virevoltait autour des Grimms qu'ils piégeaient afin de le distraire pendant que ses compagnons le mettaient en pièce. C'était également un grand farceur, qui n'aimait rien tant que rire, mais qui possédait un sens de l'humour épouvantable.

Dix ans s'écoulèrent aussi bien que cela est possible dans ce monde chaotique. Leur groupe changea pas mal de fois d'aspect, l'un de ses membres partant parfois faire sa vie pendant un temps et se faisant remplacer par quelqu'un d'autre, qui finissait par partir aussi, puis un troisième venait, et le premier refaisait son apparition, et ainsi de suite... Kaktus, Greendo, Topazine, Carl, et tant d'autres avaient partagé leurs espoirs, leurs doutes et leurs combats durant des années.
Mais c'est avec Aurora que le Comte tissa ses liens les plus...étroits. La demoiselle aux mimiques moqueuses avait toujours eu un petit quelque chose, un parfum d'aventure qui l'avait fasciné, et il s'avéra qu'elle-même éprouvait une certaine affection pour le stoïcisme mesuré, voire coincé, de Sevatar.
Avec le temps, ils se rapprochèrent, et finirent par développer un amour sincère l'un envers l'autre, tant et si bien qu'Aurora commença à s'alourdir. La nouvelle fut accueillie avec un vif enthousiasme, voire apparaître une vie au sein de ce groupe qui n'avait connu jusqu'alors que le combat était un bonheur inespéré.

Cependant, Aurora ne pouvait pas continuer à se battre ainsi et Sevatar refusait de simplement la laisser en ville à attendre leur retour. C'est Amon, qui avait toujours été le plus intelligent de tous, qui lui rappela qu'il était destiné autrefois à devenir Comte.
Une réalité que Sevatar avait préféré négliger, lui qui se souvenait si clairement de son père qui hurlait qu'il le déshériterait s'il quittait la demeure familiale pour mener des études de Huntman. Cela dit, son foyer lui manquait...et il se demandait ce qui était advenu de son père.
Ils retournèrent alors jusqu'à ce que petit village, devenu une ville de taille modeste mais au caractère affirmé, où tout avait commencé pour Sevatar. Le jeune homme avait tant changé qu'il failli ne pas être reconnu par les villageois, mais il conservait son port altier et le blason de sa famille qu'il arborait fièrement.

Son retour à la maison fut l'occasion d'une fête, à laquelle il participa volontiers bien qu'il n'eut guère le coeur à rire. Sevatar avait appris la mort de son père, emporté par la maladie, six ans plus tôt. Il était ainsi le dernier de sa lignée, et sa maison était restée à l'abandon des années durant...mais surtout, il ne s'était jamais réconcilié avec son géniteur et n'avait pas été là pour le regarder partir.
Heureusement, sa compagne Aurora savait lui remonter le moral, et portait dans son ventre la nouvelle génération, le nouveau Aurrius, qui grandirait dans un monde plus beau et plus fort que celui qu'il avait lui-même connu enfant.

En récupérant pleinement son titre de Comte, étant le dernier de sa famille, Sevatar s'engagea aussi à en prendre les responsabilités. Il avait passé plus d'une décennie à courir partout dans le monde, mais avait trop longtemps oublié son foyer qui avait aussi besoin de lui.
Il passa les mois, puis les trois années suivantes à favoriser l'aménagement de la ville et ses défenses, les renforçant sans cesse contre les Grimms tout en menant lui-même plusieurs fois des expéditions pour réduire le nombre de monstres dans les parages.
Sa chère compagne, bien qu'ils n'aient pas été mariés car n'en voyant pas l'intérêt - ils préféraient de loin se montrer leur amour et complicité plutôt que l'afficher avec une pauvre bague - se languissait de ses jeunes années où elle combattait avec lui, mais son arrêt prolongé avait émoussé ses capacités, et elle jugeait plus prudent de rester en arrière.
Cela dit, sa Semblance s'avéra très utile pour les travaux et sa présence était souvent sollicitée, ce qui donnait l'occasion aux citoyens de rencontrer l'enfant des Aurrius, une petite fille aux cheveux bruns, comme ceux de Sevatar avant qu'ils ne grisonnent, qui était toujours pleine d'entrain et de curiosité.

Le Comte se plaisait dans cette nouvelle vie. Elle n'était pas aussi...aventureuse que celle qu'il avait menée autrefois, mais elle le comblait.
D'autant plus que sa chère Aurora lui avait promis que bientôt, elle lui donnerait un fils. Ayant lui-même été le deuxième enfant de sa fratrie, il plaçait déjà de grands espoirs dans son futur héritier.


Le destin choisit de raviver ses anciennes douleurs, quand moins de deux mois avant la naissance de son second enfant quelques uns de ces anciens compagnons d'aventure vinrent lui rendre visite.
Il aurait volontiers été enchanté de leur venue, s'ils n'étaient pas en charpie. Deux d'entre eux avaient encore besoin de soins sérieux, et l'un d'eux ne combattrait vraisemblablement plus jamais. Il leur offrit bien sûr l'hospitalité et l'aide des meilleurs médecins de la ville et écouta leur récit.

Les aventuriers avaient continué leur mode de vie, à poursuivre les Grimms, à chercher les meneurs ou les plus gros, ceux qui étaient dangereux pour les prendre au dépourvu et les abattre plus facilement.
Cette fois, Amon avait mené l'expédition contre un King Taijitu qui rôdait, à moins d'une semaine de marche de là. Ils s'étaient bien battus et pensaient être prêts à tout...mais ils avouèrent la mine basse qu'ils s'étaient trompés et avaient du battre en retraite.
Sevatar réalisa alors, douloureusement, que son meilleur ami était absent.

Il resta dévasté par le chagrin pendant une semaine, avant que la haine ne vienne le remplacer. Il contacta plusieurs mercenaires, chasseurs et anciens compagnons pour monter une puissante équipe, déterminé à retrouver le Grimm et lui faire payer cent fois son crime.
Aurora tenta de l'en dissuader, mais il n'écouta rien, obnubilé par son désir de vengeance. Si tôt ses camarades aptes au combat réunis et armés, il partit une nouvelle fois sur le sentier de la guerre.

Ils étaient tous des vétérans de la chasse au monstre, habitués à tous les terrains et à tous les coups bas. De plus, d'autres compagnons, d'anciens amis à Amon, se joindraient plus tard à leur expédition pour mener une purge radicale du secteur.
L'équipe suivit les pistes, éliminant sans se soucier de la discrétion toute la petite vermine qu'ils rencontraient. Ils voulaient faire du bruit, que les Grimms sachent - si seulement ils en étaient capable - que leur fin était en marche. Le rythme s'accéléra quand ils retrouvèrent les traces du King Taijitu.

Enfin, après plusieurs autres jours de chasse et de massacre, ils le débusquèrent enfin près d'un flanc de falaise. Ce qu'ils virent les révulsa encore plus, car le monstre avait déjà complétement régénéré de son combat contre l'équipe d'Amon, qui pourtant lui avait infligé de terribles blessures d'après leurs dires.
Cela ne les empêcha pas de l'attaquer avec fureur, déterminés à supprimer cette ignoble bête. Sevatar tout particulièrement mena la charge, déployant à pleine puissance, sans aucune retenue ni mesure, sa Semblance Sanctuaire pour faire souffrir la créature et la rendre plus fragile, laissant les lames et les balles de ses compagnons perforer sa carapace et ses chairs.
La bataille fit rage des heures durant. L'abominable serpent était immense, plus encore que ne le sont habituellement ses congénères, et affreusement rusé. Avant que les traqueurs ne lui portent enfin le coup de grâce, il avait emporté une demi-douzaine d'entre eux dans la tombe.

Ce contact empêcha Sevatar de tirer la moindre satisfaction de leur victoire. Pour venger son ami, il venait d'en perdre six autres, et il commença à regretter de ne pas avoir écouté son aimée. Ils passèrent le reste de la journée à panser leurs plaies, et le lendemain ils retournèrent à la ville en emportant leurs morts.
Il n'y eut aucune fête cette fois-ci, et Sevatar resta morose des mois durant. Il ne mit pas fin aux combats cependant, ne comprenant que trop bien le désir de vengeance des autres chasseurs et mit un point d'honneur à participer à un maximum de campagnes.
C'était le moins qu'il puisse faire pour ces valeureux hommes et femmes qui avaient répondu à son appel, ou qui venaient se battre au nom d'un ami perdu.

Mais les morts continuaient à s'accumuler. Chaque expédition se faisait plus lointaine, plus longue, et ramenait à chaque fois son lot de disparus. Sevatar eut à peine le temps de voir son fils Sahaal qui venait de naître, bref et ô combien éphémère moment de bonheur dans ce monde sombre qu'il dut reprendre sa croisade.
La venue au monde de Sahaal renouvelait sa détermination et le Comte se persuada que ces combats n'étaient pas seulement des quêtes de haine et de vengence, mais bel et bien un sacrifice nécessaire pour assurer la protection des civils ou des faibles.
Plus ils s'enfonçaient loin dans les terres de sa patrie, plus les monstres devenaient redoutables. Alors il repensait à sa compagne, à ses deux enfants, et à toutes les familles qui vivaient paisiblement dans son Comté. Il ne pouvait pas accepter que ces bêtes puissent seulement avoir une chance d'approcher un jour de sa ville.
Il savait qu'Aurora comprendrait, elle qui avait été des leurs autrefois.

Une poursuite en entraînait bien vite une autre, et de fil en aiguille ils s'aventurèrent loin dans les terres abandonnés par les hommes depuis bien longtemps. Ils luttèrent pour leur vie autant que leurs idéaux à chaque fois que le soleil se levait, et redoublaient d'ardeur sitôt que le jour disparaissait.
Et avant qu'il ne s'en rende compte, le Comte Sevatar était redevenu le même chasseur que dans sa jeunesse, encore plus opiniâtre même, et encore plus puissant. Mais sa détermination s'ébranla lorsqu'il réalisa que cela faisait maintenant deux ans qu'il était parti de chez lui.
Deux ans, loin de sa chère et tendre Aurora, loin de ses deux enfants qu'il n'avait pas vu grandir. Tout ça pour combattre encore et encore ces êtres anonymes, qui semblaient revenir à l'infini. Parfois, Sevatar jurait de tuer la même créature une nouvelle fois à chaque jour qui se suivait.

Le Comte n'eut pas le courage de continuer et souhaita simplement rentrer chez lui, et invita ses amis à en faire de même. De retrouver leurs familles, leurs propres compagnons, d'aller former de nouveaux chasseurs pour assurer la relève...mais pas de continuer cette quête insensée, motivés seulement par une haine qui semblait nourrir leurs ennemis.
Même le trajet de retour lui parut long, et les combats qu'ils durent encore mener, prouvant qu'il n'avaient rien purgé du  tout, ne firent rien pour arranger les choses.
Il rumina jour et nuit ces batailles sans queue ni tête qu'il avait mené. Plus il y pensait, plus Sevatar regrettait d'avoir entraîné ses compagnons là-dedans. Quand il fermait les yeux, le Comte revoyait tous ceux qui avaient succombé en lui faisant confiance.
Lorsqu'il essayait de se changer les idées, il entendait à nouveau leurs râles d'agonies, ou les derniers sons écoeurants que produisirent leurs corps sous les coups des Grimms.
Il en avait vraiment trop fait, et de la mauvaise façon...

Et son calvaire n'était pas terminé. A son retour, son village avait été dévasté. Les murailles enfoncées, sa maison ravagée, et les habitants, sa famille, tous...
Il erra dans les ruines de son foyer, hagard. Une horde de Grimms avaient visiblement attaqué la cité, submergeant ses défenses pourtant solides. Les dégâts indiquaient toutes sortes de créatures, allant de pauvres Beowulfs à des mastodontes comme des beringels, des boarbatusk, voire même encore plus gros.
Il n'y avait aucun survivant. Il ne retrouva rien d'autres que des morceaux, des armes brisés, des tissus déchirés...son Comté n'était plus qu'une ruine ensanglantée.

Sevatar réalisa qu'il n'irait plus jamais boire un coup avec ses amis à l'auberge, ni n'aiderait les paysans aux champs. Qu'il ne serrerait plus jamais sa bien-aimée contre lui, et ne verrait jamais son fils grandir. Que sa fille resterait à tout jamais un vague souvenir, qu'il n'avait pas su chérir.
Sa croisade avait été la pire erreur de sa vie, et loin de sauver sa patrie, elle l'avait au contraire affaiblie. Lui qui voulait protéger ceux qui lui étaient chers les avait juste tous conduits à leur mort.

Sa raison l'abandonna, et tout espoir également. Ce n'était plus la peine de vivre pour lui, il n'y avait plus rien à quoi s'accrocher, et le Comte décida de disparaître. Il voulait retrouver ceux qu'il avait perdu, et faire la seule chose qu'il n'avait jamais su faire :
Se battre, encore et encore. Affronter les Grimms. Tuer les Grimms, jusqu'à ce qu'il succombe à son tour et puisse enfin oublier tout ça.
Ce jour-là, le Comte Sevatar disparut de la circulation et seules quelques rumeurs faisaient parfois mention d'un vieil homme qui faisait fuir les Grimms, apparaissant ici et là, loin de tout.

Et il erra, obsédé par l'idée de continuer à combattre les Grimms. La solitude, les remords et les chagrins finirent d'achever le peu de raison qui lui restait, si bien qu'il commença à parler à des souvenirs, reconnaissant des amis dans des formes improbables et les saluait, juste pour se sentir moins seul pendant quelques instants.
Parfois, le vieil homme ramassait une pierre et la portait pendant des jours, des mois, avant de la relâcher quelque part en lui disant qu'il faudrait boire un coup en évoquant le bon vieux temps. Il se surprit un jour à jouer avec une branche, la faisait sauter au-dessus d'une rivière, mais quand Sevatar en prit conscience il fut incapable de se souvenir pourquoi il faisait ça.

Le temps continua à s'écouler, indifférent à sa souffrance, à ses remords. Parfois il s'asseyait, et regardait son reflet dans son bouclier, le blason de sa famille se reflétant en plein milieu de son visage et il demandait à son père ce qu'il avait fait lui, quand il s'était retrouvé seul.
Comment avait-il supporté la solitude et le silence ?
Peut-être qu'il n'y était pas arrivé. Lui n'y arrivait pas, mais il ne succombait toujours pas. Ni à la maladie, ni à la fatigue...et certainement pas aux Grimms.

Plus il les combattait, plus il les haïssait. Sevatar voulait mourir de leurs griffes, connaître le même sort ce que celui qu'il avait fait subir à tous ceux qui avaient crû en lui...et dans le même temps, déployait un Sanctuaire toujours plus puissant pour les repousser.
Hors de question qu'il se laisse tuer par ces chiens maudits. Ils lui avaient tout pris, alors le Comte refusait de leur donner encore quoique ce soit d'autre que la mort.
Cela ne manqua pas de troubler encore un peu plus le vieil homme...

Il s'écoula ainsi près de trente ans. Trente ans d'errance solitaire et de folie, de combats absurdes et de vengeance sans but. Un tel temps eut le mérite de laisser la routine s'installer.
Sevatar avait presque l'impression d'avoir oublié pourquoi il faisait ça. Il le faisait, tout simplement. Il y avait des Grimms, alors il les tapait. C'était évident pourtant non ? De son ancienne vie ne subsistaient que ses manières coincées, un titre dont il ne se rappelle pas l'origine et une profonde mélancolie qui le prenait de temps à autre, entre deux déclarations n'ayant aucun sens.

Mais depuis peu, la légende du vieux fou est devenue réalité. Sevatar recommence à apparaître aux yeux de la population. Son exil n'a plus de raison d'être, et il redécouvre un monde qui a tant évolué lorsqu'il regardait ailleurs avec une certaine fascination.
La vie continue son chemin, et le Comte Sevatar Aurrius aussi.

Un peu de vous

Âge : 23 ans
Comment avez-vous connu le forum : Un gros volume mammaire manchot m'a fait signe.
Commentaire : Rien à signaler pour l'instant...à part que vous avez un pingouin sur l'épaule.
Un peu plus de vous : Je suis tellement vieux...
Code de règlement : « Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Z3soP2d »

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Kaitlynn Lavender

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MessageSujet: Re: Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] EmptyDim 27 Mai - 13:35
Pouet pouet \o/

C'est moi qui vais m'occuper de ta fiche ! J'espère que tu ne trouveras pas mes décisions trop sévères.

Donc ! Commençons par le commencement ! Malheureusement pour toi... Je dois te dire que toute ta fiche est à recommencer, rien ne correspond avec notre for... *esquive le coup de balais de Crystal*

Bon ok j'arrête ! Plus sérieusement, ta fiche est quasiment parfaite, à l'exception du code de règlement dont la première partie est inutile, je t'invite donc à la retirer :3

Après cela, je te laisserai me transmettre ta distribution des points à la suite de ce message et je pourrai te valider dans la foulée !

Voilou voilou ! Je te souhaite de bien t'amuser sur notre forum et j'espère que tu feras plein de bébés rp Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] 2084846646

PS: Navrée pour la blaguounette, je me suis sentie obligée après une si longue fiche Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] 3088023242
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Sevatar Aurrius
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MessageSujet: Re: Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] EmptyDim 27 Mai - 14:33
Cool, merci !
j'ai viré la première partie du code du coup (je savais pas trop si on devait la mettre ou pas, dans le doute...)

C'est douze points à répartir donc ?

Code:
[center][b]Aura :[/b] 3 ; [b]Semblance :[/b] 3 ; [b]Technique :[/b] 1 ; [b]Agilité :[/b] 1 ; [b]Force :[/b] 2 ; [b]Endurance :[/b] 2[/center]

Si je me suis pas planté, le compte y est...je sais plus. Je suis tellement vieux.

Ah si une remarque au final, le curseur de la souris se confond avec le fond rose des boites de textes, et on le perd du regard, ce qui complique les tentatives de correction, c'est normal ou j'ai juste pas de bol avec la technologie ?
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Kray Kwins

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MessageSujet: Re: Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] EmptyDim 27 Mai - 16:09
Eh bien cher comte. Si vous avez changé votre souris pour une main rouge customisé, on ne va pas forcément pouvoir faire grand chose de notre côté. Vous connaissez peut-être un graphiste motivé 8) ?


C'est dores et déjà validé. Je t'invite seulement à te référencer dans les listings souvent:

https://rwbyrpg-nd.forumactif.org/t21-bottin-des-avatars
https://rwbyrpg-nd.forumactif.org/t22-listing-des-semblances

Je t'invite ensuite à commencer à trouver des candidats pour t'élancer à bras-le-corps dans l'aventure. Bon jeu sir Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] 2084846646
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MessageSujet: Re: Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé] Empty
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Comte Sevatar Aurrius, antiquité vivante [Terminé, mais pas crevé]
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