Corvum Vulpes - Those who lives by hope, dies by despair (100%)
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MessageSujet: Corvum Vulpes - Those who lives by hope, dies by despair (100%) Ven 5 Oct - 8:37
Corvum Vulpes
FT. [Outsider] de [Disohonored]

Âge : 52
Genre : Homme, Faunus Fennec  
Groupe : Cultiste
Situation familiale : Veuf, père d'une étudiante de Beacon, Quartz
Semblance : Lamentatio desperandum : Après avoir canaliser toute les mauvaises émotions en lui, Vulpes peut le hurler, et le monde se trouvant dans les alentours en subiront les effets. Peu importe l'individu et sa personnalité, ceux entendant son cri éprouveront une profonde apathie, mélancolie, rage ou une profonde tristesse, ou même le désespoir, effets qui seront accentués si l'individu possède des traumatismes psychiques dans leur vie, exacerbant ainsi leurs mauvaises émotions. L'efficacité de la Semblance dépend de l'individu, mais tous finissent par s'y plier. Cependant, si le 'cri' n'est pas diriger vers quelqu'un, ceux se trouvant aux alentours en subiront aussi les conséquences mais aux effets plus ou moins moindres. Lors du cri, il peut d'ailleurs créer une sorte d'onde de choc continue si l'émotion en lui est forte. Cette Semblance peut d'ailleurs se retourner contre lui s'il se déconcentre, ce qui peut lui causer une inconscience ou même une attaque de panique. Elle peut aussi se manifester si Corvum lutte pour ne pas laisser ses émotions prendre le dessus alors qu'elles bouillonnent en lui, sous forme de petits nuages mauve sombre autour de lui, se mélangeant avec son Aura, pour créer une vague d'apathie bien plus petite. Ceux portant une quelconque protection auditive pour les cris s'en verront toujours toucher, mais en subir les effets prendra plus de temps, plus lentement et avec un effet moindre, avant qu'ils n'en soient submergés, comme s'ils n'étaient pas dans la direction du cri. Plus les émotions sont fortes, plus le cri le sera tout autant.
Arme : Sa canne qu'il transporte toujours avec lui. Faite d'un bois sombre solide stylisés avec du métal décrivant des arabesques, faite d'argent, en son sein se trouve une lame fine d'une taille respectable, qui peut se déplier en un long lame-fouet, pour repousser les ennemis voulant trop l'approcher. Il sait se débrouiller avec une arme de poing en cas d'urgence. Son style de combat rappelle évidemment le Bartitsu.
Caractère

Le profil typique du gentleman au premier regard. Une posture respirant une assurance mesurée, un regard curieux et désintéressé, mais poli, au visage exprimant quelqu’un qui ne se laisse pas vraiment faire, comme un roc s’élevant de la mer, même si un typhon devait s’abattre sur sa personne. Et pourtant, en son fond intérieur, monsieur Vulpes est quelqu’un dont la conscience est en constante guerre. Tout comme la balance de la justice, son comportement peut pencher d’un extrême vers l’autre en un rien de temps si la situation en question le lui force. Non un individu bipolaire ou souffrant d’une maladie mentale quelconque, mais quelqu’un de parfaitement saint d’esprit.

La facette la plus connue de Vulpes est celle du Faunus travailleur et méritant malgré tout ce qui lui ait pu tomber dessus au cours de sa vie. Diligent, poli, un poil réservé, mais modeste, le Faunus montrera toujours davantage d’intérêt envers ses interlocuteurs, et ne parlera de lui que si on le lui demande directement. Le Faunus est très sociable de par nature, et peu importe vos origines, vous traitera comme il souhaiterait être traité. Intelligent et éduqué, ainsi que cultiver, il n’hésite pas de faire part de son savoir et de sa sagesse pour aider les gens autour de lui. Son amour pour sa seule fille survivante est très présent dans la manière dont il parle souvent d’elle, admiratif, comme le devrait être un père envers sa petite princesse. Un charmant personnage en somme, qui, malgré le racisme, ne réagira pas hostilement, ou bien répliquera par des piques ou des arguments logiques. Faisant d’ailleurs preuve d’une certaine ferveur religieuse, donc capable d’empathie aussi et de franchise, donc.  

Mais la facette la plus sombre de Vulpes est celle d’un homme dont le désespoir et la haine envers toute chose vivante en ce monde le ronge de l’intérieur. Profondément marqué par son expérience de vie vu son honorable âge, aussi bien par les Faunus que par les humains, en vérité, il fait souvent preuve d’une intelligence froide et d’une poigne de fer gantée dans du velours. Ou serait-ce plutôt l’inverse, car il est souvent dans l’ombre, préférant ne pas agir sur le front, par soucis pratique, mais aussi par question de dilemme morale. La cruauté ne lui est pas inconnue et les accès de violence dont il peut faire preuve sont froids mais méthodiques, et manipuler les gens lui est familier, car dans le milieu de son travail, mais aussi dans le cercle Cultiste, c’est une chose qui est coutume, mais peut aussi faire preuve d’une franchise un brin plus tranchante.

Malgré tout, s’il laisse généralement l’Étranger, son mentor avec lequel il s’entend si bien, mener les opérations plus sensibles ou qui nécessite une poigne d’acier, c’est encore une fois par soucis pratique, mais par dilemme moral comme mentionner en haut. Car il est toujours humain, ou tout du moins, en partie, de par l’amour qu’il éprouve pour sa fille, mais aussi pour ses proches morts. Ses parents tout comme sa femme et son fils mort. Leur ayant fait la promesse de toujours voir le bien en les gens, en le monde, d’y croire, d’y espérer, au travers de sa fille qui, aujourd’hui, vit selon les principes de sa mère. La preuve qu’une existence paisible entre les Faunus et les humains étaient possibles, que l’amour entre eux l’était, que malgré tout, l’on pouvait écarter le mal de par l’espoir, la noblesse et la bonté.

Par lâcheté, par indécision, par soucis pratique... Il n’agira jamais aussi directement que ne le ferait certains Cultistes. Préférant errer dans l’Ombre et laisser son mentor et ami s’occuper des détails de ce genre d’opération, agissant davantage comme support tactique ou de force de dernier recours avec sa Semblance pour neutraliser des ennemis, que de vouloir prendre les armes et rejoindre la mêlée.

Ainsi donc, il essaie de ne pas faire trop pencher la balance et de rester neutre le plus longtemps possible. Car la haine et l’amour sont l’alpha et l’oméga dans son esprit, et chacun est en constante lutte pour en prendre la domination, mais plus les jours passent et plus les tragédies s’amassent, plus Vulpes semble sombrer dans le Mal absolue, et paradoxalement, plus il souhaite rendre hommage en sa femme, constamment en lutte intérieure.

Physique

Monsieur Vulpes, n’eut été de sa popularité au sein de la communauté Faunus et de son poste, serait monsieur tout le monde. Oui, il ne possède véritablement aucune partie physique qui vaille la peine d’être reconnu par des gens du dimanche, pouvant ainsi passer inaperçu si l’on ne porte pas trop attention aux détails de son visage. Une coupe de cheveux parfaitement soignés, de courte taille, de couleur corbeau, dont quelques mèches tombant sur son front, et le tout orné... d’une oreille de renard, l’autre étant manquant, bien qu’avec un peu de concentration, l’on remarquerait le petit bout coupé dépassant la chevelure. Un visage banal, des joues creusés, un cou un peu plus grand que l’on ne le croit.

Son corps est d’ailleurs aussi banal que le reste, si l’on oublie son état presque squelettique, non du a une privation alimentaire mais liée intimement a la maladie des os de verres. Faisant tout juste le mètre cinquante, Vulpes n’est pas vraiment bien méchant en apparence, lui arrivant de sourire de temps en temps pour la politesse ou par amusement d’une situation quelconque. Souvent bien habillé, richement bien habillé, comme d’un veston et d’une chemise, et le pantalon accompagnant le tout, avec des chaussures de marque, il lui arrive parfois de prendre quelque chose de plus décontracté, bien que son travail l’oblige souvent de bien s’habiller, en public comme en privé, par habitude. Divers accessoires peuvent se trouver sur lui, quelques bijoux d’aspect modeste alors qu’il existe bien plus beau ailleurs.

Jamais son alliance ne le quitte, malgré les années après la mort de Sol, et quiconque ayant voulu le toucher subissait généralement son regard sombre. D’ailleurs, si l’on porte assez d’attention à ses yeux, dont la sclere est noire – actuellement d’un bleu marine foncé lui donnant l’aspect noir - l’on découvrirait qu’il possède des yeux d’un bleu royal avec des teintes pourpres en eux. Vulpes ne quitte jamais d’ailleurs sa canne qu’il utilise chaque jour pour se déplacer, comme support, mais aussi comme arme, car contenant une lame capable de se détacher pour former une sorte de fouet couvert de lames tranchantes, afin de tenir éloigner les nuisances humaines ou Faunus.

Sa posture est haute et fière, droite et rigide, et sa démarche est, malgré sa maladie, gracieuse, respirant l’assurance, la modestie et une certaine tranquillité pour quelqu’un de sa nature.


Histoire

-Vulpes ! Passe-moi le talisman, je t’en prie.

L’enfant de huit ans agita doucement ses petites oreilles de renard et acquiesça. Usant d’un déambulateur pour se déplacer, il mit une quinzaine de secondes, alors que son père était occupé par divers clients qui essayait de marchander avec lui. De sa petite main squelettique, il eut toutes les difficultés du monde pour le talisman en question avant de réussir. D’argent, finement ouvragé avec une véritable pierre scintillante sertie en son sein, le Faunus recula alors, et rejoignit son paternel qui lui sourit chaleureusement, avant de prendre des mains d’un client ses Liens et lui donner le collier en main propre. Corvum n’ignora aucunement le regard de pitié du client, et ceux des autres, et reprit alors du service en aidant sa famille.

Vacuo était une contrée aride et dure. Y vivre était déjà un exploit en soi. Y vivre en étant malade en était une autre. Le prix de la vie était dur et élevé, et il l’était autant pour les enfants malades dans son genre. Et en général, l’on préférait les achever, pour éviter les fardeaux. Mais les parents de Vulpes étaient bien trop attachés en leur enfant pour le laisser souffrir ainsi. Alors, ils eurent déployé des efforts titanesques pour travailler et garder leur enfant en vie en espérant lui donner la meilleure des vies possibles. Et ils n’eurent aucun scrupule de demander de l’aide d’individus louches, en déboursant tout ce qu’ils avaient pour obtenir des fournitures médicales et des médicaments pour pouvoir rendre la vie de leur fils plus aisée. Malgré le fait qu’elle ait toujours été un véritable enfer.

Beaucoup avaient cessé de faire affaire avec sa famille en voyant l’état de leur fils. Vacuo n’était pas un endroit paradisiaque. Il ne l’était plus. Les ressources déployées pour garder leur seul enfant étaient scandaleuses pour les autres habitants plus extrémistes, qui les considéraient comme faible de nature, par leurs émotions. Et les autres, plus compréhensifs, les trouvant courageux, mais pensant que c’est quelque chose en vain. Que c’était retarder l’inévitable. Vacuo, lieu auquel la vie avait toujours un prix. Un accident était si vite arrivé, et le corps fragile du bambin pouvait se casser si facilement, comme du verre.

-Thebes. Il faut qu’on parle.

L’individu portant un masque en argent et une armure parlait d’une voix forte et rocailleuse, attirant l’attention des parents qui devinrent inquiet, alors que Corvum s’occupait tout simplement de nettoyer ce qu’il pouvait atteindre, notamment un bracelet venant de la capitale de Vale, absorbé dans sa tâche.

*

L’exil s’était avéré difficile, mais miraculeux. Ses parents avaient contracté plusieurs dettes auprès d’un groupe de bandits reconnus de Vacuo, mais l’aide inespérée d’un proche de ses parents s’était avérée miraculeuse, leur ayant donné de quoi pouvoir recommencer une nouvelle vie au sein du royaume de Vale, dans Patch. Un endroit relativement sécuritaire en ce qui concerne l’activité des Grimms, et paisible, leur ayant alors permis de débuter un autre commerce, celui du poisson qui s’avérait abondant dans le coin. Les institutions médicales étant largement plus avancées que ceux de Vacuo, Vulpes eut alors davantage de traitement et put avoir un semblant de vie normale, bien qu’il dût encore faire très attention, un choc pouvant briser ses os. Il put même aller suivre des cours dans une école et se démarqua de par son intelligence.

Mais Vale ne différait pas autant de Vacuo sur le plan du respect du statut Faunus. Vacuo respectait les survivants, et les acceptaient. Mais les aimaient-ils pour autant ? Vulpes avait espéré qu’en venant dans un royaume avec plus de moyen, il aurait été relativement épargner. Mais il avait eu tort. Une bonne partie de ses camarades de classe et des quelques habitants regardaient sa famille ainsi que lui-même comme indésirables, au point d’avoir parfois été agressé et privé de sa canne de déplacement lorsqu’il avait besoin de déplacement.

-Laissez-le tranquille !

Une humaine blonde finit par éloigner les enfants ayant pris la canne de Corvum pour la balancer dans l’eau. Elle brillait d’une lueur dorée, littéralement, et il n’eut aucunement besoin de penser davantage qu’elle se présenta.

-Salut ! Moi, c’est Sol ! Et toi ?

Elle lui offrit un sourire d’ange alors qu’elle tendit sa main pour qu’il puisse se relever, et il la lui prit alors, scellant un lien qu’il n’oublierait jamais.

*

L’intérieur de l’église était silencieux. Une pluie puissante, un vent hurlant et des éclairs zébraient les cieux sombres, alors qu’ils étaient tout juste en pleine après-midi, projetant alors leurs lueurs au travers des vitraux, illuminant dans la pénombre, par moment, Vulpes qui était assis au bord de marches menant vers l’autel, d’où était poser les cercueils de ses deux parents. Morts noyés, disait-on, par la tempête ayant frappé Patch depuis près d’une semaine maintenant. Le bois craquait doucement sous la force du vent, mais ne cédait pas. Le regard d’encre de Vulpes était posé sur le sol, où se trouvait sa canne. Abattu. Morose. Triste. Enragé. Découragé. Morts noyés ? Il en doutait. Vu la haine envers les Faunus, il se disait que ce ne serait pas surprenant d’apprendre qu’en vérité, ils aient été assommés pour ensuite se faire jeter dans la mer, en espérant faire passer tout cela pour un accident. Après tout, les vents pouvaient parfois s’avérer violents et emporter des gens.

-Hey... Vulpes.

L’adolescent d’une quinzaine d’années leva son regard vers Sol, et il se sentit presque aux bords des larmes. Elle était si gentille, et si affectueuse envers lui. L’étudiante de l’école de combat s’était toujours montrée curieuse avec lui sur divers sujets, comme des récits sur son pays natal et ses coutumes, et lui, sur ses journées en tant qu’étudiante de Signal. Ils avaient tous les deux bien grandis, bien qu’elle fût devenue plus belle au fil du temps, et lui, moins laids, et peut-être moins pathétique. Son sourire désolé réchauffa sa poitrine, alors que l’air était froid, comme celle de l’hiver.

-Je suis désolée... pour ce qui est arrivé. C’était des gens bien, tes parents. Ils m’invitaient toujours pour déjeuner avec mes amies, mais tu le sais, n’est-ce pas ? Crois-moi, si seulement je pouvais faire quelque chose pour toi...

Vulpes se contenta de la regarder, et malgré la douleur, ayant été assis ainsi depuis plusieurs heures, se releva de sa position avec sa canne, avant de s’avancer vers Sol, pour l’enlacer. En silence, en ne disant rien. Sa main dans ses cheveux, cette caresse, le calma. Elle était son soleil dans cette nuit noire. Vulpes ferma des yeux.

-Un homme est venu me chercher... pour que je te porte une lettre. Le testament de tes parents, et ce qu’ils te lèguent. Leur affaire... et leurs biens, en entier. Mais je sais que tu aurais voulu tes parents. Thebes et Munnin ont été de véritables anges envers toi. Je ne peux pas rester longtemps. J’espère que tu ne m’en voudras pas...

Vulpes n’eut aucunement besoin de répondre. Il pardonnerait toujours Sol pour tout, si tant est qu’il y avait quelque chose qu’il fallait pardonner. Sol posa un baiser sur son front et resta encore une dizaine de minutes avec lui en silence, avant de partir hors de l’église pour ses cours. Vulpes décida de se rasseoir au sol, et en ouvrit la lettre qui lui avait été remise, avant de la lire en prenant son temps. Reconnaissant aisément l’écriture de son père dans la première, et celle de sa mère dans la seconde. Cette même soirée, il avait découvert un coffre rempli de joyaux dans une salle cachée de leur maison, et des emplacements encore intact de mine de DUST dans Vacuo dans des régions limitrophes, dont l'activité Grimm était quasi-nulle, et celle des humains, du néant. Mais l’argent n’eut aucunement le pouvoir de remplir ce trou béant dans son cœur.

*

-Alors ainsi, tu prends la peine de venir habiter dans la capitale et de voler notre travail ?

Dix ans avaient passé depuis la mort de ses parents. Vulpes ayant pris en charge l’affaire familiale après avoir fait son deuil, il avait appris avec rapidité comment développer sa propre fortune. Malgré l’amertume contre les humains, il avait appris comment se lier d’amitié avec eux, puisqu’ils étaient majoritaires. Le Faunus avait donc fait fructifier ses propres investissements et achats de petites compagnies avec la fortune qu’il avait pu amasser et dont il avait hériter pour s’installer dans la capitale et y établir une manufacture de nourriture en boites de conserves de toute sorte. Avec l’aide d’associés qui étaient devenus ses amis au fil du temps, il finit par réussir de s’imposer dans le milieu du commerce, devenant une étoile montante.

Il gardait souvent contact avec Sol, avec lequel il s’était entiché au fil du temps, romantiquement parlant. Celle-ci l’avait d’ailleurs énormément aidé dans ses sombres périodes, notamment en lui faisant découvrir le monde de la religion, auquel il y est encore attaché profondément. Car elle était son ancre, sa lueur dans la nuit qui lui faisait encore croire que tous les humains n’étaient pas dotés d’une mauvaise nature. Que malgré tout, il y avait espoir d’acceptation. Mais Vulpes avait du mal d’y croire, même avec l’aide de sa croyance, de son esprit compréhensif. Un homme se tenait devant lui, d’apparence intimidante, lui tenant par le col de son manteau une nuit, alors qu’il venait de sortir d’une église.

-Mon frère a perdu son travail à cause du licenciement qu’un de tes petits amis avait fait et il ne peut plus supporter autant sa famille ! Tu embauches tes petits copains Faunus, en plus !

Vulpes hurla soudainement de douleur quand l’arme du Huntsman, une petite faucille, vint lui couper une de ses oreilles de Renard avant qu’un coup de pied au ventre ne l’envoie tomber au sol. Autrefois, il aurait pu mourir, mais avec l’aide de ses médicaments qui avait renforcer un brin ses os, il put survivre. Bien qu’il entendît un craquement sinistre au niveau de son flanc droit, sa canne roulant dans la rue plongée dans la pénombre.

-Je vais te montrer ce qui arrive aux sacs à puces comme toi !

La lame fut levée. C’était ainsi donc qu’il allait mourir, avait-il cru. Il avait fermé les yeux un instant avant qu’un hurlement de douleur ne le fasse revenir dans la réalité. Le Huntsman avait eu un bras plié dans un angle des plus sinistre. Et pourtant, Vulpes avait vu bien des démonstrations de la part des bandits de Vacuo face aux mauvais payeurs. Le Huntsman tentait toujours de hurler, mais une main le tenait par la gorge, serrant et le levant en l’air sans effort, avant que la main libre de l’étrange individu ne lui transperce la poitrine comme le ferait un couteau chauffé dans du beurre. Un éclat carmin éclaboussa le sol, avant que le corps n’en fût jeté, et que le cœur dans la main ne se fit écraser, émettant un bruit semblable à celle d’une mangue fraîche lorsqu’elle est pressée.

Devant les yeux sombres de Vulpes, un homme d’une grande taille se tenait debout. Ayant délaissé le corps sans vie du Huntsman, le regard rouge vin était tourner vers le Faunus, qui était toujours au sol. Vulpes sentit ses cheveux poisseux de sang se dresser et il frissonna en sentant le poids d’un regard pénétrant et intimidant. L’inconnu avait une apparence tout simplement singulière : la blancheur de ses cheveux était celle de la neige, pure, immaculée, et son regard était de rubis, et son visage fut de moitié découverte, car un masque étrange en fer rouge en cachait la partie inférieure, lui donnant un aspect plus prédateur qu’autre chose. Son corps fut caché sous une épaisse robe blanche comme sa chevelure, dont l’un des manches était teinté du rouge du Huntsman, si longues qu’ils en cachaient ses mains. Vulpes crut voir un spectre, une ombre blanche, dont le déplacement était si lent, et pourtant, il aurait juré, si gracieux. L’étranger devant lui respirait plusieurs choses. Une puissance effroyable, une présence intimidante, un regard qui serait capable de faire plier l’acier, et la voix qui suivit fut empreinte de plusieurs choses.

Curiosité. Commandement. Respect. Crainte. Mais par-dessus tout, la prudence de ne pas dire quelque chose pouvant lui déplaire.

-Certains auraient préférés fuir en hurlant. D’autres auraient fermés leurs yeux et demandé la vie sauve. Et vous voilà, au sol, bien que blessé, m’observant sans rien dire.

La neige qui tombait des cieux était douce et silencieuse. Aussi silencieuse et douce qu’était la voix de cet homme, bien que froide, terriblement froide. Vulpes dut prendre une dizaine de secondes pour répondre.

-D’autres préféreraient tuer les témoins.

-Je suis bien des choses. D’après vous, que serais-je ?

Vulpes se tint silencieux, s’interrogeant. Et pourtant, il pensait savoir la réponse, sans avoir l’audace de le dire.

-Vous êtes tout comme moi, monsieur Vulpes.

-Ce qui veut dire ?

-Que vous avez autant d’estime pour ce Huntsman que vous n’en aurez pour le sol sur lequel vous foulez vos pas, en n’ayant aucune gêne d’écraser les insectes sur ce chemin.

Le silence emplit l’air, avant que l’étranger ne s’approche pour lui tendre ensuite la main, en le regardant toujours dans les yeux. La Lune haute dans le ciel, illuminant de sa lueur les deux individus.

-Villyomite Von Reyalgaer...

Vulpes observa Villyomite qui lui tendait toujours la main. Faiblement, en plaquant sa main contre son oreille mutilée, l’autre main se dirigea vers la canne pour l’attraper. Et avec une certaine prudence, Vulpes se releva, en n’essayant pas de geindre. Ce qu’il réussit. Observant l’homme en blanc dans les yeux, celui-ci ayant toujours abaissé la main, et d’une voix quelque peu tremblante, mais solennelle, le Faunus répondit.

-Vulpes. Corvum Vulpes.  

*

-Vous avez de magnifiques enfants.

Une infirmière privée tenait dans ses bras un des enfants du Faunus en question. Cinq ans avaient passé depuis sa rencontre avec Villyomite. Bien que convainquant avec une présence on ne peut plus palpable vu l'aura de puissance qu'il dégageait, Vulpes avait toujours su résister aux propos de Villyomite, bien que par envie de payer sa dette, de l’argent et du matériel passait de main en main. La religion l’aidait. La foi l’aidait. L’espoir l’aidait. Son étoile avait donné naissance à ses enfants. Sol était allongé sur un lit, avec ses enfants en mains aussi, souriante, aussi belle qu’au premier jour.

-Je l’appellerais Thebes..., fit Sol, en observant son fils nouveau-né dans ses bras, dotés de deux petites oreilles.

-Et notre fille s’appellera Quartz...

Les yeux sombres du Faunus furent emplis d’espoir et de rêves alors qu’il observait son enfant dans les yeux, qui tenait entre ses petites mains le pouce de son père. Un spectacle chaleureux, une utopie atteinte. Il avait fini par se faire des amis humains dans le milieu du commerce malgré son statut de Faunus, il avait atteint une richesse que beaucoup enviait parmi ses pairs et les humains, en ayant acheté plusieurs petites entreprises et en ayant même fondé sa propre banque qui portait son nom. Vulpes avait tout ce qu’il avait pu désirer. Mais tout rêve avait une fin, et le tout pouvait devenir un cauchemar.  

*

Ce qui était au début une simple sortie dans un opéra avait vite tourner au cauchemar, quand Vulpes et sa femme avait décider de prendre une promenade en famille dans un coin généralement tranquille et peu fréquenter, même en journée.

Ses mains étaient poisseuses et couvertes de sang, posées sur le corps de Thebes, son fils, son propre fils. Sa gorge était ouverte, son regard sans vie, son corps immobile aux muscles détendus. Une douleur sourde et puissante régnait dans la poitrine de Vulpes, alors qu’il voyait présentement le cadavre de son fils, âgé de dix ans, dont la chevelure était celle de sa mère, mais aux yeux de son père, d’un certain bleu avec des teintes violettes en fond. Froid, comme la mort, dépourvus de vie quelconque.

-VULPES ! PRENDS QUARTZ AVEC TOI ET FUIT !

Sol combattait férocement contre d’autres individus, usant de son arme pour les tuer. Jamais elle n’avait eu d’air aussi féroce sur son visage, malgré la fatigue. Vulpes avait les oreilles qui bourdonnaient, n’entendant que de manière lointaine sa parole. Leur fille se tordait de douleur au sol, blessée, le visage ensanglanté, se le cachant de ses petites mains, non loin du renard. Vulpes voulut se lever, mais ses os hurlaient de ne point bouger, tant la douleur était atroce, émotionnellement parlant comme physiquement parlant, ayant lui aussi été blessé durant l’attaque par ce qui était des extrémistes racistes des Faunus, notamment de la relation contre-nature qu’il partageait avec Sol. Le Faunus cligna plusieurs fois des yeux, alors que son regard était tourné vers Sol.

-Salope d’humaine... Tu verras ce qui arrive quand tu trahis les tiens !

Le regard bleuté de la blonde dériva un instant vers Vulpes. Se sachant affaibli et incapable de pouvoir se battre, elle ne put que sourire et murmurer quelque chose avant de se faire transpercer le cœur par une lance.

-Je t’aime, mon cœur...

Les yeux du Faunus s’écarquillèrent de terreur, de tristesse et de désespoir en voyant sa femme se faire tuer ainsi. Pendant un instant, l’éclat dans ses yeux devint aussi lumineux qu’un soleil avant de rendre l’âme, pour prendre un teint plus terne, vide de vie, comme ceux de son fils.

-Occupons-nous du renard... Fit le chef de la bande, alors qu’ils s’approchaient avec un air malsain de Quartz et de Vulpes, une trentaine d’individus.

La respiration du Faunus devint plus accélérée. Des éclats de lumière d’une teinte mauve sombre émanaient alors de lui. Les yeux de Vulpes se dilatèrent sous les tsunamis d’émotions négatives qui envahissaient sa conscience, son être, son existence. Il revit tous ceux qu’il avait aimés. Tous ceux qu’il avait chéris. Tout ceux l’ayant aidé dans sa vie. Ses proches. Sa famille. Sa propre famille. Ses enfants. Sa femme.

Ce ne sont pas les autres qui définissent ce que nous sommes, mais le choix et le chemin que l’on prend, Vulpes, disait Sol une nuit, après avoir trouvé le Faunus ivre et en pleine crise émotionnelle, avec sa voix toujours aussi tendre et sage. Alors, finit-elle sur un sourire, bat-toi, pour eux, pour moi, pour tous ceux en qui tu crois, pour faire de ce monde quelque chose de meilleur.

Un jour, disait Thebes alors qu’il n’avait que six ans, en agitant une épée de bois et un bouclier, je deviendrais comme toi et aiderais mon prochain ! Je serais un héros !

Un jour, disait Quartz en se promenant avec son père au parc, je voudrais devenir comme maman, aussi forte et brave qu’elle, pour aider mon prochain !  

L’homme tenant la lance prit son arme avec ses deux mains. La levant pour l’abattre sur Vulpes. Le Faunus sentit une énergie émaner du plus profond de son âme, et alors, seulement alors, il ouvrit la bouche, tandis que les éclats mauves sombre se fit plus ardentes et plus brillante autour de lui. Un puissant hurlement quitta sa bouche, et littéralement, déversa tout le désespoir, toute la rage, toute la tristesse en lui pour la transmettre aux autres, pour leur faire subir ce qu’il subissait. Vulpes continuait de hurler de manière inhumaine, un cri dépassant de loin la compréhension humaine la douleur qui le traversait. Un chant de désespoir, le chant de la peur, de la frayeur, de la rage, de la mélancolie. Les visages des agresseurs furent figés dans une expression de terreur et de désolation à leur paroxysme.

De son propre chef, l’individu avec la lance, subissant une terrible douleur au plus profond de son être, préféra alors mettre un terme à sa propre vie, et une vingtaine d’entre eux firent la même chose, alors que Vulpes hurlait, ses cheveux flottants alors sous l’onde de choc de son cri, de son chant désespéré, son visage tordu en une grimace de douleur et d’accablement, mais doucement, le monde dans ses yeux s’enveloppa d’un épais rideau noir...

*

-Je pensais que vous auriez aimer ceci.

Villyomite déposa un petit gâteau aux citrons sur une table non loin de Vulpes. Le corps du Faunus était affalé dans un fauteuil, et ses yeux n’avaient aucune émotion, tout comme l’était son visage. Dans la télévision passait une nouvelle, qui relatait d’un crime datant d’il y a un an. Le meurtre de la femme et du fils de Vulpes n’avait aucunement passé inaperçu, surtout après le spectacle que l’Étranger, le célèbre, craint, et légendaire Cultiste, avait pu observer de loin. Des images passaient dans l’écran, notamment le cratère ou s’était trouvé Vulpes après avoir hurlé, que les autorités ont considérés comme un impact d'arme de Huntsman sous l'effet de l'Aura avec de la DUST, mais non sans avoir intervenu, l'Étranger ayant décider de payer les autorités en question pour falsifier certains aspects de l'événement. Une tombe et un petit monument avaient été érigés non loin pour commémorer ce terrible incident, pour la femme et le fils. Quartz avait été en revanche bien plus chanceuse... Sous une certaine perspective. Elle avait été épargnée par le cri par pure chance en étant tomber dans l'inconscience, et avait été emmenée aux urgences peu après.

-Elle l’aurait aimé, répondit Vulpes d’un ton morne.

Une bouteille d’alcool se trouvait sur la gauche du Faunus. Villyomite plissa des yeux, mais n’en dit rien. Lui-même savait ce qu’une tragédie dans ce genre pouvait apporter. Une cicatrice, une plaie, que même des dieux ne pouvaient guérir. Villyomite observait le Faunus dans la quarantaine, qui conservait malgré tout un air si solennel... Un air de marbre, comme une statue que l’on aurait taillé. L’Étranger se tint silencieux avant de répondre.

-C’était le jour de votre anniversaire... Celle de sa mort.

-Oui.

La réponse fut aussi coupante et froide qu’un couteau. Villyomite ne s’en formalisa pas, observant le sombre Faunus et, plus particulièrement, l’Aura mauve sombre émanant de sa personne. Oui. Tout comme les Grimms, il était le vaisseau des sentiments mauvais. Et pourtant, il semblait encore posséder cette once d’humanité. En voyant l’alliance de Corvum toujours au doigt, il comprit pourquoi il continuait de croire, d'espérer. Et pourtant, il le savait au bord de l’abîme.

-Mon offre tient toujours. Vous le savez ?

-Je ne le sais que trop bien.

-Et quel en est alors la réponse ?

Vulpes daigna tourner son regard et Villyomite y vit une étrange lueur dans son regard d’encre.

-En quoi une pauvre épave dans mon genre serait-il utile pour vous ?

-Mon... organisation recherche des personnes comme vous. Ceux qui ont du potentiel.

-Du potentiel ?

-Le cratère que vous avez créé par la force de votre cri, votre Semblance, sous l’émotion, en est la preuve.

-Que voulez-vous dire ? Demanda Vulpes en ayant un pli entre ses sourcils.

-De ce que j’ai pu voir... Plus vos émotions sont mauvaises, plus sa puissance augmente, et vu ce qui s’est passé, cela ne m’étonne pas qu’il y ait eu un tel cratère. Mais de ce fait, c’est une Semblance au double tranchant, puisque vous en êtes affectés. Ne me mentez pas, Vulpes. Vous prenez une quantité considérable de médicaments pour dormir et afin de ne pas laisser vos émotions vous submerger. Stress post-traumatique et dépression, cauchemars.

-Vous me faite suivre ?

-Je vous fais suivre depuis que je vous ai rencontré, Vulpes. Je vous ai dit que vous m’intéressez. Non seulement par vos capacités... Mais votre pensée. Nous savons tous les deux que nous n’avons aucune considération pour le genre humain, au fond. Pour toute chose vivant dans ce monde, en vérité.

Le Faunus lui jeta un regard noir avant de retourner ses yeux vers la télévision, serrant des poings.

-Elle était tout ce qui m’importait. Et elle m’est encore importante. Je ne ruinerais pas son image, ni la promesse que je lui ai faite. De protéger ma fille.

-Oui. Et regardez bien comment elle est, présentement. Défigurée et marquée. Vous appelez cela protéger ?

Villyomite ne réagit aucunement quand la bouteille d’alcool auparavant posée sur la petite table près du fauteuil de Corvum finit sa course contre son torse, salissant sa toge blanche. Le Faunus soufflait comme un buffle, la rage rendant les traits de son visage on ne peut plus laid, et les éclats mauve sombre devinrent plus présents, plus ardents. Villyomite ne s’en formalisa pas, surtout quand Vulpes tenta de le frapper avec sa canne, chose que l’homme en blanc ne fit que dévier du tranchant de sa main d’un air nonchalant.

-Si vous ne le faites pas pour moi, faites-le pour Quartz. Vous voulez la protéger des humains, de tous ceux voulant lui faire du mal ? Ce n’est pas en jetant de l’argent que vous réussirez, Vulpes. C’est en prenant action. Agissez avec moi. Je vous guiderais, vous renforcerait. Faites-moi confiance.

-Pourquoi devrais-je vous faire confiance ?

-Aux yeux de mon organisation, je suis quelqu’un comme vous. Alors que vous avez un sens des affaires redoutables et d'une intelligence froide comme l'acier, tout comme le mien, j’ai mes propres capacités qui me donnent de la valeur, bien plus qu’une majorité de mes collègues. Si vous acceptez d’être sous mes ailes... Je vous promets de vous aider à protéger votre fille. Et a défaut de pouvoir la protéger... De lui donner une fin moins brutale.

Vulpes se tint longuement silencieux, réfléchissant, alors qu’on lui offrait quelque chose sur un plateau d’argent aux couverts sanglants. La mauvaise voix en son fort intérieur disait de le rejoindre. D’accepter pleinement que le monde dans lequel ils vivaient tous n’était qu’un cauchemar sans fin et qui prendrait fin, avec ou sans lui, dans sa participation, et peut-être donner une meilleure fin pour sa fille, qui souffre encore aujourd’hui. Mais de l’autre... Il entendait toujours la voix de Sol lui intimer de vouloir rester pure, de protéger Quartz, de l’écarter du danger. Mais pour vivre, il fallait prendre, et il fallait voler, il fallait tuer.

Alors, dans toute la fatalité de la situation, Vulpes ne fit que répondre oui.

*

Un début prometteur. Voilà ce qui avait été offert pour Vulpes, pris sous l’aile de l’Étranger, figure emblématique et puissante des Cultistes, dont le nom inspirait autant le respect que la crainte, de par les actes de Villyomite, dont le véritable nom était tu. Les ressources de Vulpes et ceux de l’Étranger avait été combiné pour débuter quelque chose de grand qui pourrait leur promettre certaines richesses inespérées. L’installation d’une future base Cultiste dans la Montagne Glenn, pour y établir une sorte de QG principal. Mais lorsque Vulpes eut quarante-et-un an, le destin leur avait prévu autre chose.

Nombres de ressources du duo furent perdus quand la Montagne Glenn fut prise d’assaut par des légions de Grimms, créant un sérieux souci pour eux. Notamment la perte de crédibilité de Vulpes, qui fut considérable, et celle de l’Étranger, dont la réputation fut sérieusement entachée avec cette perte. Nombre des hommes de celui-ci et de l’équipement de son groupe finirent invariablement sous les décombres ou aux crocs des Grimms, mais aussi une bonne partie de la fortune de Vulpes, qui avait miser énormément sur cette future installation, le laissant dans une situation précaire mais pas inextricable. Le fait était qu’ils avaient été humiliés, purement et simplement. Bien que Villyomite ne semblait pas s’en formaliser, Vulpes prit cela comme une profonde défaite. Alors il fomenta avec l’aide de son ‘camarade’, au fil du temps, son idée. Devenir membre du Conseil de Vale. Autant pour son ambition personnelle que pour véritablement aider Villyomite, usant en vérité des propres ressources de l’Étranger pour pouvoir protéger sa fille, qui avait pu réussir, avec l’aide de professionnel, de mieux vivre et était même sélectionnée pour rejoindre Patch. Même si par moment, la voix en lui l’intimait de véritablement se dévouer en la cause de Villyomite.

Sa montée fut faite au compte-goutte. Des amis bien placés et des contacts mis en relations avec l’aide de l’Étranger, et lentement, mais sûrement, Vulpes montait les échelons pour atteindre son but. Concernant la concurrence... Les solutions étaient diverses. Si l’approche diplomatique de Vulpes ne plaisait pas, que ce soit avec des Liens ou des faveurs commerciales, alors, l’approche plus musclée ou par la frayeur, de l’Étranger, faisait l’affaire. Mais paradoxalement, plus Vulpes montait les échelons, plus la concurrence devenait féroce, particulièrement en sachant qu’il n’était qu’un Faunus qui allait accéder à une fonction de haute importance, celui de Trésorier. Une bataille de longue haleine qui finit finalement par payer.

Corvum obtint le poste en question, le jour de ses quarante-neuf ans, après une période électorale acharnée. Bien qu’il ait eu de nombreux concurrents, l’aide qu’il reçut de la part des Faunus du royaume de Vale fut particulièrement important. Après tout, ce n’était pas chose usuelle de voir l’un des leur siéger au sein du Conseil, mais ce fut aussi avec l’aide de Villyomite, qui truqua et intimida certains des compétiteurs pour les convaincre d'abandonner ou de les écarter. Ainsi, le Faunus Renard accéda aux plus hauts pouvoir en tant que Trésorier du royaume de Vale. Mais bien évidemment, son influence personnelle n’était que minimes comparés aux requins de la politique, dont certains étaient racistes en pus d'avoir de l'expérience, et l'est encore aujourd'hui, mais pas bien résilient, encore peu développés, cela dit. Et les soucis ne faisaient que commencer...

*

-Cela faisait longtemps, Villyomite.

Vulpes observait son vieil ‘ami devant lui. Deux ans. Deux ans s’étaient écoulés depuis la victoire politique, et deux ans s’étaient écoulés depuis que l’Étranger avait mystérieusement disparu des radars. Et malgré son visage n'exprimant que peu de choses, il semblait exténué.

-Longtemps, oui.

Autrefois, en sa présence, même après avoir bâti une sorte d’étrange relation virant entre l’amitié et la prudence doublé de méfiance, la voix de l’Étranger avait toujours eu une certaine énergie. Et le voilà qu’en ce moment présent, elle avait changé. D’une voix basse, presque un murmure. D’une part, Vulpes se sentit flatter. Car Villyomite n’affichait que généralement sa faiblesse en sa propre présence. Car Villyomite se dévoilait plus facilement envers Vulpes que n’importe qui. Villyomite avait une respiration tout aussi basse. Comme si cela lui coûtait des efforts.

-Que s’est-il passé ?

-J’ai été blessé. Grièvement.

Vulpes sentit ses propres muscles tendres, alors que la voix de Villyomite avait pris un ton plus acéré, presque animal. L’Aura blanche teintée de petits nuages rouge de Villyomite se dévoila devant lui, mais disparut aussi rapidement qu’elle apparut. L’homme aux cheveux blancs s’était visiblement calmé, bien qu’il sût qu’il avait devant lui quelqu’un dont la réputation s’est terni en deux ans, diverses rumeurs ayant couru sur lui, certaines le ridiculisant, notamment sur le fait qu’il ait été possiblement terrasser par une crise cardiaque ou qu’il avait préféré fuir et prendre une retraite dite ‘méritée’, vieux fossile qu’il était, selon les dires des jeunes membres. Beaucoup se battaient pour prendre devenir la nouvelle étoile montante des Cultistes, et des concurrents, il n’en manquait pas.

-Qui ? Demanda Vulpes d’un ton prudent.

-Un.... Arlequin.

-Un arlequin... Vous vous êtes fait battre par quelqu’un jouant aux bouffons ?

Le ton de Vulpes avait pris une allure plus sérieuse, et le pli entre ses sourcils accompagnait ses mots, alors qu’il ne prenait aucunement au sérieux l’Étranger. Mais celui-ci ne réagit point. Car après tout, l’Étranger était bien des choses, mais aucunement quelqu’un disparaissant pendant deux ans sans aucun coup férir. Vulpes était compréhensif, mais il ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir. Sans son appui et sa connaissance plus approfondie, ainsi que son instinct, Vulpes s’est allié avec plusieurs personnes au sein de l’organisation. Bien que certains lui aient été bénéfiques, une plus grand partie d’entre eux s’était fait un plaisir de le manipuler pour pouvoir bénéficier de son savoir ou de ses ressources. Son poste au sein du Conseil ne l’aidait pas vraiment, empirant en vérité la honte sur sa réputation, Corvum étant considéré comme une sorte de génie intellectuel selon beaucoup de personnes, notamment de la part de la communauté Faunus. En soi... Il avait beaucoup d’ennemis. Au sein du Conseil tout comme des Cultistes.

Bien plus tard, Vulpes apprendrait que les blessures qu'avait subit l'Étranger au sein de ce combat, dont il peine encore d'en parler, le limiterait au niveau de ses capacités martiales. Vulpes, cependant, lui faisait confiance néanmoins. Par le passé, il avait pu le voir combattre quelques fois, contre des adversaires possédant soit une supériorité numérique, soit un bon équipement, soit des capacités martiales et tactiques, soit une Semblance puissante, et pourtant, il avait toujours su s'en sortir. Villyomite était bien plus vieux que lui, et il avait vécu dans un milieu dangereux. Car parmi les Cultistes, seuls les plus intelligents, les plus fourbes, les plus forts, mais aussi les plus sages et expérimentés pouvaient s'en sortir aussi aisément après une longue vie. Cela n'en supprimait pas cependant sa peur. Couplé avec ses blessures, son âge avancés et sa récente réapparition dans le cercle Cultiste qui n'était pas forcément au goût de tout le monde, et d'autres événements ou raisons dans ce genre, font d'eux une cible qu'il ne faut pas sous-estimer mais qu'il ne faut pas non plus surestimer. Un peu comme le serait un lion expérimenté qui serait encercler par une horde de hyènes affamées, jeunes et en santé. Pas impossible. Mais difficile. Surtout quand ledit lion doit protéger un renard aux os fragiles malgré son Aura et ses propres capacités intellectuelles, et que le lion ait subit des blessures.

Les hyènes sentaient la vieillesse du lion et la faiblesse du Renard, et les hyènes étaient courageuses et téméraires pour certaines. Beaucoup trop pour leur bien, mais aussi pour celle de Vulpes et de Villyomite. La ou ils voyaient probablement l'age rattraper l'Étranger, ils y voyaient une faiblesse, alors que la vérité était plus effrayante, que Villyomite était bien plus faible malgré tout ce qui faisait de lui... lui.

Non sans compter le fait que leurs ressources n'étaient plus ce qu'elles étaient. Meme avant sa disparition, l'Étranger avait eu des caches disséminés dans certaines zones de Remnant. Mais une bonne partie d'entre eux sont partis durant la chute de Glenn et les autres... Vulpes se sentit honteux de savoir qu'il avait partager leurs emplacements avec des associés qui s'étaient révélés plus intelligent que lui, et plus fin finaud dans leur manipulation. Le groupe de l'Étranger étant en plus vu comme des cas 'spéciaux', même parmi les Cultistes, et que chacun d'entre eux leur vouait une véritable loyauté, tous et un chacun. Il avait l'étrange tendance de choisir des gens particuliers aux prédispositions bizarre, avec une personnalité tout aussi bizarre. Non, ils avaient une mauvaise mine, aux yeux des autres Cultistes, et l'on n'avait guère envie de se lier aux membres ayant eu un contact avec eux. Tout comme l'on le ferait dans le milieu du commerce, se détachant de ceux qui ont une mauvaise image pour s'entourer de bonnes étoiles. Et probablement que pour eux, il n'était qu'un trou noir. Il leur fallait gagner leur confiance. Et Vulpes devait s'assurer qu'il allait la gagner soi-même. Se venger d'eux.

-Oui. Il m’a battu.

-Qui le sait ?

-Seuls mes disciples le savent.

-Je vois. Qu’en disent-ils ?

-Qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un se battre comme ce bouffon.

Vulpes se tut, mais but sa propre tasse de café chaud. La neige tombait dehors, en un doux ballet silencieux, tourbillonnant avec l’aide du vent, recouvrant le sol de leur couche froide et blanche. Un instant, ses yeux s’étaient virés vers un petit paquet cadeau non loin, envoyés par Quartz, sa fille, qui était une étudiante de Beacon, avec de brillants résultats. Une excellente combattante et une formidable érudite, qui n’avait aucune idée des activités de son père, qui, pour elle, respectait toujours la promesse de Sol. De vouloir lui rendre honneur. Et il le faisait. Mais l’abîme qui se tenait dessous de lui, au bord du précipice, était si tentante. De se libérer de cette morale. De vouloir traîner ce monde vers les profondeurs.

Les yeux du Faunus se posèrent sur Villyomite, et un fin sourire parut sur son visage.

-Il a fait de vous une farce ?

L’Étranger, qui avait le regard tourné vers la télévision - l’écran montrait un des concurrents de Vulpes parlant de réformes quelconques qui bénéficierait aux citoyens de Vale et des moyens qui seront prise concernant l'apparition de ces Retters-, vissa ses yeux rouges dans l’océan d’encre de Vulpes. Avant d’émettre un petit rire. Le Faunus en fut surpris. C’était quelque chose de surnaturel. Un petit rire chaleureux malgré la fatigue qu’il éprouvait. Et probablement la première fois qu’il l’entendait rire. Non. C’était le cas. Mais le sérieux habituel de l’Étranger reprit place, bien qu’il eût l’air un brin moins tendu qu’avant.

-Quelle étrange plaisanterie.

-Cela aide, quand l’on est père. Quartz aime bien mes plaisanteries, même si selon elle, je suis bien trop vieux jeu.

-Vous l'êtes.

-Nous le sommes tous les deux.

Sans le voir, il savait que derrière ce masque se trouvait un petit sourire amusé.

-Que faisons-nous, maintenant ? Demanda Vulpes, déposant sa tasse de café vide.

-On récupère ce qui nous est du...

-Mais plus précisément ?

-Plus précisément parlant... Il est grand temps que je vous apprenne de vous défendre et d’utiliser au mieux votre Semblance, mais par-dessus tout, de récupérer notre place en ce monde, et de rebâtir ce qui avait été endommager, et évidemment, de renouer des liens avec d'ancienne connaissance, tout en créant des nouveaux...

Un éclat de la Semblance de Vulpes illumina la pièce, et son sourire fut presque celui d'une créature inhumaine.

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MessageSujet: Re: Corvum Vulpes - Those who lives by hope, dies by despair (100%) Dim 14 Oct - 17:18
Pavey Ceasar !

Une fiche cohérente et très propre. Je suis juste obligé de revenir sur deux choses.


Déjà la semblance est efficace. Trop efficace... Efficace et inévitable en toute situation surtout. Même les personnes qui ne font que l'entendre sont touchés. On ne peut même pas s'en protéger quelque soit le truc couvrant des oreilles (ne serait-ce des boule quies) ou la distance. Les contrecoups qui font que cela peut lui nuire ou échapper à son contrôle sont bien venu mais en l'état c'est trop puissant bien que ce soit logique, c'est du son.

Il faudrait traduire cette semblance d'une autre manière, un touché, un regard perçant, voir même des faisceaux d'aura. Car en l'état, par le son, cela rend ta semblance bien trop violente et a des effets irréversible. D'autant que tout le monde y succombe à plus ou moins grande échelle. Il faudra bien entendu changer des parts de l'histoire en conséquence.

Le second point à me déranger c'est juste du pinaillage mais ça me semble un peu difficile. Oui on peut avoir deux visages parfaitement opposé dans le privé et le public et son histoire le justifie tout autant. Mais je trouve, pas incohérent hein. Mais juste, assez simple que l'un de ses côtés ne viennent jamais ronger l'autre. Je m'étonne qu'il ne se montre pas plus impassible de se qu'il l'entoure. C'est qu'un détail je l'entends mais ça me tique qu'il cache aussi bien son jeu autour de lui. Cela parait sans faille. Je t'invite sur skype pour en discuter car ça me semble pas être un si mauvais point.


Ce sera tout. J'attends les corrections, un gros personnage du moins. Il a du scénario à faire lui.
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Corvum Vulpes - Those who lives by hope, dies by despair (100%)
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